Choisir un drone pour ses voyages


Dernière mise à jour de l’article : novembre 2020

L’un des tout derniers gadgets que j’ai ajouté à mon sac et qui révolutionne la manière de filmer ses souvenirs de vacances, le drone est un outil fantastique de prise de vue, que ce soit pour filmer, prendre des photos ou réaliser de superbes panoramas.

Difficile de choisir le bon drone cependant, surtout lorsque le poids et la taille sont comptés. Pour en avoir testé plusieurs, voici mon retour concernant ces superbes caméras volantes

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Zerotech Dobby

Le Dobby de Zero Tech fut mon premier drone à une époque où ces engins étaient encore considérés comme des OVNIS. Très petit et léger, ‘il tient dans la poche d’un jean’ disait la pub, certes. Pour le reste, pas beaucoup de qualités pour ce petit drone : très bruyant, une autonomie de 8 minutes maximum, une qualité d’image vraiment médiocre et non stabilisé, et vraiment cher pour ce que c’est. Ce fut revendu illico presto.

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le DJI Mavic Pro

Le DJI Mavic Pro était un superbe drone, mais trop lourd à mon goût pour la randonnée itinérante, et probablement trop perfectionné pour mon utilisation somme toute assez basique. De plus le Mavic Pro est assez impressionnant une fois déplié, ressemblant à une grosse araignée, pas l’idéal pour rester discret. Cela reste une superbe machine. Revendu très facilement.

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DJI Spark

Le DJI Spark fut quand à lui un petit drone adorable, beaucoup plus discret, très robuste de par sa conception, probablement le drone idéal à emporter dans son sac en voyage. Oui mais voilà, étant un aficionado des belles images bien nettes et piquées, il faut se rendre à l’évidence que le Spark produit des images de qualités assez moyennes, même si sa caméra autorise le Full HD. Il était toutefois excellent en photo. Revendu également.

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DJI Mavic Air

Le DJI Mavic Air représentait selon moi le compromis idéal du drone de voyage avant l’apparition du Parrot Anafi. Discret par sa taille, très bien fini, tout en permettant de filmer avec une très bonne qualité d’image. Ne prenant presque pas de place, un poids vraiment étudié, et une qualité d’image incroyable, principalement du à son stabilisateur-nacelle (la fameuse ‘gimbal’) qui permet d’obtenir des plans ultra-pro

Je l’avais choisi au final choisi pour tous ces points positifs énumérés ci-dessus.

Toutefois, après plusieurs voyages, j’ai vite réalisé que ce DJI Mavic Air était loin d’être parfait, notamment sur les deux points suivants :

  • un vacarme épouvantable : ce drone est beaucoup trop bruyant. Le drone attire les curieux et les restrictions de vols sont de plus en plus nombreuses dans le monde
  • la recharge impossible en itinérance : obligation de se trimballer un chargeur lourd et propriétaire – encore du poids dans le sac de voyage

J’ai donc revendu le Mavic Air, par ailleurs très facilement.

Parrot Anafi : passage chez l’ennemi en 2018 !

L’Anafi de chez Parrot est pour moi un drone presque parfait qui présente les avantages suivants :

  • Moins volumineux, plus léger, plus discret, plus grande autonomie et aussi bonne qualité d’image que le Mavic et surtout  moins cher.
  • Aucune zone de restriction ou de ‘No Fly Zone’ à déverrouiller. Le drone est prêt à voler en quelques dizaines de seconde seulement
  • Les hélices ne sont pas du tout dangereuse, aucune appréhension à le faire décoller ou atterrir dans la main

Un drone français qui plus est ! Dommage que la télécommande soit si moche et volumineuse. Quelques problèmes de stabilité au niveau du logiciel également, mais au final un petit drone très attachant et ULTRA SILENCIEUX !

Je l’ai revendu suite à l’acquisition de mon dernier drone en date : le Mavic Mini.

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DJI Mavic Mini : retour chez les chinois en 2019

De qualité vidéo presque équivalente au Parrot Anafi (si on se satisfait comme moi de la résolution 2k) , le DJI Mavic Mini est encore moins encombrant, surtout au niveau de la télécommande, parfait pour une utilisation en itinérance !

L’autonomie est quasi identique et le Mini se recharge sur une batterie amovible ou n’importe quel port USB. Seul inconvénient par rapport à l’Anafi : toujours plus bruyant, même si des progrès ont été réalisé par rapport au DJI Mavic Air au bruit insupportable. Il ne possède pas non plus de capteur de proximité, il ne verra pas les obstacles devant lui !

Son rapport qualité prix est néanmoins excellent, dommage qu’à cause du confinement de 2020, je n’ai que très peu d’occasion de réellement le tester !

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Retour sur le DJI Mini : pas si parfait que ça

En Sardaigne, j’ai très peu volé avec ce drone, mais suffisamment pour à nouveau noté quelques inconvénients : calibrage et acquisition des satellites qui demande toujours un certain temps, les zones qu’il faut déverrouiller, l’Anafi était prêt à voler beaucoup plus rapidement. Je trouve également le mini beaucoup trop nerveux, c’est moins facile de réussir des captations de qualité, et toujours ces petites bruitages à la DJI assez insupportables : bruit à l’allumage, bruit de la télécommande, alerte batterie faible, etc…. c’est plus que saoulant.

Le coup de grâce est venu avec la sortie du DJI Mini version 2 : une politique marketing désastreuse selon moi, rendant totalement obsolète le Mini premier du nom qui ne vaut plus rien sur le marché de l’occasion. Le Mini Version 2 débloque la 4k et autorise les panoramas, avec exactement le même capteur que le Mini Version 1… Bref, la course à la nouveauté, une nouveau drone DJI lancé tous les ans avec très peu d’innovation, et pire, des fonctions volontairement bridées sur la première version, puis débloquées sur la version 2 : quand un produit est bon, on ne le change pas tous les ans, carton rouge à DJI.

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L’Anafi en solde en décembre 2020

Je n’ai pas pu résister, retour au Parrot Anafi qui m’avait fidèlement suivi en Nouvelle Zélande, avec une belle réduction sur le prix de vente pendant le mois de décembre 2020. Depuis le prix est revenu normal, un drone toujours en vente en 2020 plusieurs années après sa sortie initiale, sans mise à jour majeure (parce qu’il fonctionne très bien) mais qui malheureusement ne se vend pas bien auprès du grand public. J’ai conservé le DJI Mini comme second drone, même si je trouve les deux redondants…

Au final, un drone en voyage, un bonne idée ?

Incontestablement oui, si le drone ne prend pas beaucoup de place, qu’il reste discret en vol et facile à mettre en oeuvre mais aussi à replier, et à condition que la législation l’autorise, ce qui devient de plus en plus difficile notamment à l’étranger.

Il faut aussi savoir oser, ne pas hésiter à sortir son drone quand bien sur il n’y a aucun danger et que c’est autorisé, et parfois cela peut être intimidant notamment sur les lieux touristiques assez fréquentés.

C’est terminé la période où l’on regardait les pilotes de drone d’un air curieux ou amusé, maintenant c’est plutôt vu comme l’enquiquineur, le fauteur de troubles à la tranquillité ou encore le non respect de la vie privée avec la prise de vue de qualité bluffante.

Ce fut clairement un effet de mode pendant un certain temps avec la démocratisation de drone à prix abordable et le rouleau compresseur de l’ogre DJI, désormais acteur quasi unique sur le marché du drone de loisir. La mode est peu être en train de tourner, beaucoup se sont rendus compte qu’avoir un drone, c’était super cool, mais que son usage était tellement limité par les contraintes que la plupart finissait au fond du placard après quelques vols seulement…

Reste que cela permet de capturer de superbes vidéos mais aussi des photos surprenantes !

Pour tout savoir sur l’actualité du drone, je vous conseille l’excellent site d’Helicomicro.

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